
En 2026, les employeurs territoriaux doivent composer avec des évolutions réglementaires en lien direct avec la gestion des ressources humaines et des congés, la santé des agents, leur rémunération, la protection sociale complémentaire ou encore les retraites.
À ces changements s’ajoutent des mesures à fort impact budgétaire, notamment une nouvelle hausse de la cotisation employeur à la CNRACL et la participation obligatoire des employeurs territoriaux au financement de la complémentaire santé des agents. Focus sur tout ce qui évolue en 2026.
Les principales évolutions réglementaires et budgétaires en 2026
Protection sociale complémentaire : la participation à la complémentaire devient obligatoire
La réforme de la protection sociale complémentaires des agents territoriaux franchit un nouveau cap en 2026. Depuis le 1er janvier 2025, les collectivités territoriales et leurs établissements publics doivent participer au financement des garanties de prévoyance de leurs agents, à hauteur de 7 euros par mois et par agent minimum.
Depuis le 1er janvier 2026, cette obligation s’étend aux garanties qui couvrent les frais de santé. Les employeurs territoriaux doivent verser 15 euros minimum par mois et par agent pour assurer le financement d’une complémentaire santé éligible. Ces montants sont des minima réglementaires : les collectivités peuvent prévoir une participation supérieure, dans le cadre de leur politique sociale.
Pour les employeurs territoriaux, cette évolution implique d’intégrer la protection sociale complémentaire dans les budgets de personnel, et dans leur politique d’attractivité et de fidélisation des agents. Elle nécessite aussi de sécuriser les contrats de leurs agents, et leur cohérence avec les conventions de participation déjà existantes.
Nouvelle hausse du taux de cotisation employeur à la CNRACL
Lancée en 2025, la hausse progressive des cotisations vieillesse dues à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) se poursuit en 2026. Depuis le 1er janvier, le taux de contribution employeur applicable aux fonctionnaires affiliés à cette Caisse nationale a augmenté de 34,65 % à 37,65 %.
Le décret n°2025-86 du 30 janvier 2025 prévoit une progression de 3 points par an :
- 34,65 % en 2025,
- 37,65 % en 2026,
- 40,65 % en 2027,
- 43,65 % en 2028.
Une hausse qui représente un enjeu budgétaire important pour les collectivités qui emploient une part importante d’agents titulaires.
Revalorisation du SMIC et indemnité différentielle
La revalorisation du SMIC de 2,41 % au 1er juin 2026 a des conséquences sur la rémunération de certains agents : lorsque leur traitement indiciaire est inférieur au nouveau montant du SMIC, une indemnité différentielle doit leur être versée pour garantir le respect du salaire minimum légal.
Le montant de cette indemnité dépend de la rémunération indiciaire de base, hors primes et indemnités, et est plafonné à 65,28 euros bruts mensuels.
Réforme du temps partiel thérapeutique
Le décret n°2026-705 du 29 juillet 2026 modifie en profondeur les règles du temps partiel pour raison thérapeutique.
Depuis le 1er août, une autorisation de temps partiel thérapeutique doit en principe prendre effet dans un délai de 30 jours après la demande de l’agent. Quand la reprise intervient après certains congés ou situations de longue durée (comme un congé de longue maladie, un congé de longue durée, un congé pour invalidité temporaire imputable au service), la décision doit intervenir au moment de la reprise au plus tard.
Le dispositif est pensé pour être plus individualisé : un agent peut bénéficier d’une ou plusieurs périodes de temps partiel thérapeutique, selon son état de santé (attesté médicalement), dans la limite d’une durée d’un an maximum. Le contrôle systématique par un médecin agréé au-delà de 3 mois disparaît également, mais l’autorité territoriale garde la possibilité de faire examiner l’agent à tout moment.
Enfin, les décisions de refus ou d’interruption de temps partiel thérapeutique doivent être motivées ; quand le refus repose sur le besoin de continuité ou de fonctionnement du service, un entretien préalable avec l’agent est nécessaire.
Des arrêts de travail davantage contrôlés
Depuis le 1er septembre 2026, le décret n°2026-705 du 29 juillet 2026 renforce plusieurs règles liées aux arrêts de travail des agents publics. Utilisation de certificats d’arrêt de travail sécurisés sous format papier, plafonnement de la durée des arrêts, obligations de l’agent au cours de son arrêt et modalités de contrôle par l’administration viennent renforcer les dispositifs visant à éviter les fraudes éventuelles.
Les employeurs doivent donc dès aujourd’hui revoir leurs procédures internes de validation et de suivi des arrêts de travail.
Congés annuels : une nouvelle obligation d’information à la charge des collectivités
Le régime de report des congés annuels non pris avait déjà évolué en 2025. Depuis le 13 août 2026, le décret n°2026-768 renforce l’obligation d’information de la part des employeurs publics.
Concrètement, un agent qui n’a pas pu prendre ses congés annuels en raison d’un congé pour raison de santé, de responsabilités familiales ou pour des raisons liées à l’intérêt du service peut désormais bénéficier d’un report de ses droits.
L’employeur doit désormais informer individuellement l’agent du nombre de jours de congés reportés, et de la date jusqu’à laquelle ces congés peuvent être utilisés. Une fois informé, l’agent bénéficie d’une période de report de 15 mois (sous réserve de conditions particulières prévues pour certaines absences longues).
La rupture conventionnelle, un dispositif pérennisé
Expérimentée via la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019, la rupture conventionnelle applicable aux fonctionnaires est pérennisée depuis le 21 février 2026 par la loi de finances pour 2026. Ses modalités d’application ont ensuite été modifiées à compter du 8 août 2026 par les décrets n°2026-745 et 2026-746. Elle reste fondée sur un accord mutuel entre l’agent et son employeur : l’agent peut désormais être assisté par le conseiller désigné par une organisation syndicale de son choix, sans qu’elle soit représentative.
Les règles financières évoluent aussi : le montant minimal de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle est revu à la baisse, et son plafond est fixé à 1/24e de la rémunération brute annuelle de référence par année d’ancienneté (dans la limite de 24 années).
Le congé supplémentaire de naissance apparaît
Prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le nouveau congé supplémentaire de naissance est applicable aux congés depuis le 1er juillet 2026, y compris pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin sous certaines conditions.
Ce congé peut être activé après épuisement des droits au congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Il peut atteindre deux mois pris en une seule fois ou fractionnés en deux périodes d’un mois : durant ce congé, l’agent perçoit 70 % de son salaire le 1er mois et 60 % de son salaire le 2ème mois.
Pour en bénéficier, l’agent doit déposer sa demande au moins un mois avant le début souhaité du congé. Ce délai peut être réduit à 15 jours lorsqu’il souhaite cumuler ce nouveau congé avec un congé de paternité ou d’adoption.
Code général de la Fonction Publique : le livre IV réglementaire entre en vigueur
Le chantier de codification du droit de la fonction publique se poursuit en 2026 ; depuis le 1er août, le livre IV de la partie réglementaire du Code général de la fonction publique est entré en vigueur. Il réunit notamment :
- les dispositions concernant les emplois supérieurs,
- les lignes directrices de gestion,
- la formation professionnelle,
- le télétravail,
- les réorganisations de services, d’établissements ou de collectivités.
Si cette nouvelle codification ne révolutionne pas les règles applicables sur le fond, elle modifie de nombreuses références juridiques. Les collectivités doivent donc actualiser les visas et références figurant dans leurs délibérations, règlements internes, procédures RH, conventions de télétravail et leurs plans de formations.
Bon à savoir
Cette mise à jour documentaire est essentielle pour éviter de citer des textes qui ont été abrogés ou transférés dans la partie réglementaire du CGFP.
Retraite : nouveaux droits dès le 1er septembre 2026
Deux décrets du 29 juillet font évoluer les droits à la retraite liés aux enfants, pour certaines pensions. Pour la CNRACL, le décret n°2026-699 introduit une bonification d’un trimestre par enfant né après le 1er janvier 2004, pour les femmes fonctionnaires ayant accouché après leur recrutement.
Le décret n°2026-700 modifie certaines règles de retraite anticipée pour carrière longue, en permettant de prendre en compte jusqu’à 2 trimestres de majoration ou de bonification, accordés au titre des enfants dans la durée réputée cotisée.
Élections professionnelles : un rendez-vous majeur en décembre
L’année 2026 est marquée par le renouvellement des instances de dialogue social de la fonction publique. Les élections auront lieu le 10 décembre pour les trois versants de la fonction publique ; dans la fonction publique territoriale, elles seront l’occasion de renouveler les représentants du personnel au sein des comités sociaux territoriaux, des commissions administratives paritaires et des commissions consultatives paritaires.
Pour les employeurs territoriaux, cette échéance implique un important travail de préparation pour déterminer les effectifs, les listes électorales, informer les agents et organiser le dialogue avec les organisations syndicales et organiser le vote.
Bon à savoir
Pour les collectivités ayant recours au vote électronique, celui-ci devra se tenir pendant une période de 72 heures à 8 jours, et se terminer le 10 décembre.

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Les évolutions réglementaires en 2025 pour préparer votre budget
Réforme du CMO, de la protection sociale complémentaire et des cotisations à la CNRACL : retrouvez ci-dessous les évolutions réglementaires en 2025.
Réduction de la rémunération en cas de Congé de Maladie Ordinaire
Depuis le 1er mars 2025, les fonctionnaires perçoivent 90% de leur traitement indiciaire pendant les 3 premiers mois du congé de maladie ordinaire (CMO), contre 100% auparavant.
Cette mesure découle de l’article 189 de la loi de finances n° 2025-127 du 14 février 2025. Elle concerne les fonctionnaires à temps complet, partiel ou à temps non complet. La réduction s’applique aux congés de maladie accordés à compter du 1er mars 2025, ainsi qu’à tous les renouvellements accordés après cette date.
La réduction s’applique dans les mêmes proportions pour les montants de la nouvelle bonification indiciaire (NBI), le complément de traitement, le dispositif « transfert primes/points », l’indemnité compensatrice de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et la part Indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) du régime indemnitaire des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP).
Protection Sociale Complémentaire : mise en place de la prévoyance obligatoire
Depuis l’entrée en vigueur du Décret n° 2022-581 du 20 avril 2022, les agents publics bénéficient désormais d’une complémentaire santé co-financée par leur employeur et, dans certains cas, d’une prévoyance complémentaire plus protectrice que leur régime obligatoire :
- Au sein de la fonction publique étatique, l’employeur prend en charge 50% de la couverture santé. Cette mesure doit s’appliquer à tous les agents d’ici au premier janvier 2026. La participation financière de l’employeur à la prévoyance complémentaire devrait se préciser par décret, courant 2025.
- Concernant la fonction publique territoriale, l’employeur finance la complémentaire santé à hauteur de 15 € minimum sur le montant de référence de 30 €. Il participe à la complémentaire prévoyance à hauteur de 7€/mois sur un montant de référence de 35€.
- Dans la fonction publique hospitalière, l’employeur participe à hauteur de 50% du panier de soins, lequel est encore en cours de définition.
Réforme du temps partiel : augmentation des ayants droit
Le décret n° 2024-1263 du 30 décembre 2024 assouplit les conditions d’accès au temps partiel de certains agents de la fonction publique. Avec cette réforme, une ancienneté de six mois est suffisante pour prétendre à un temps partiel, qu’il soit sur autorisation ou de droit.
Cette nouvelle règlementation, qui améliore l’attractivité des emplois publics, présente néanmoins de nouveaux défis en matière de continuité du service public.
Augmentation progressive des cotisations à la CNRACL
Le décret n°2025-86 du 30 janvier 2025 prévoyait une augmentation progressive du taux de contribution employeur à la CNRACL à compter du 1er janvier 2025. Ce taux s’élève à 34,65% depuis le 1er janvier 2025. Il doit atteindre 43,65% d’ici 2028.
Pour 2025, le versement des contributions supplémentaires au versement des cotisations dues au titre de la prochaine échéance devait s’effectuer en février (périodicité mensuelle) et en mars (périodicité trimestrielle). Cette déclaration s’effectue dans la déclaration sociale nominative (DSN) du mois principal déclaré (MPD) selon les principes résumés dans la fiche de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités territoriales (CNRACL).
Suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA)
En octobre 2024, le gouvernement a mis fin au versement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) pour les fonctionnaires. Le Décret n°2025-86 du 30 janvier 2025 détaille cette réforme de la rémunération de la fonction publique.
Objectif : injecter de la transparence dans les augmentations, réduire les disparités entre les différentes catégories de fonctionnaires et renégocier les bases de la rémunération de la FP avec les partenaires sociaux.
Réduction de la contribution employeur à l’assurance-chômage
Le bonus-malus de modulation de la contribution d’assurance-chômage qui devait prendre fin au 31 décembre 2024 est prolongé jusqu’au 31 août 2025. Cette prolongation a été arrêtée par la convention d’assurance-chômage du 15 novembre 2024.
Ce taux minoré ou majoré, toujours à la charge des employeurs, s’élève actuellement à 4,05%. Il sera réduit de 0,05 point d’ici au 1er mai 2025.
Pour rappel, le malus correspond à la hausse de ce taux et le bonus à sa baisse. Le montant du bonus ou du malus se calcule en comparant le taux de séparation de la structure concernée et le taux de séparation médian de son secteur d’activité. Un guide du déclarant et un simulateur d’assurance-chômage aident à anticiper les taux de contribution.
Réformes de l’assurance-chômage pour les employeurs publics
La nouvelle convention d’assurance-chômage s’applique depuis le 1er janvier 2025. Elle implique que le montant de l’allocation chômage soit mensualisé sur une base de 30 jours.
Jusqu’au 21 mars 2025, l’allocation varie encore selon le nombre de jours dans le mois. À partir du 1er avril 2025, cependant, son paiement est mensualisé sur une base de 30 jour calendaire et ne varie plus.
La convention prévoit en outre que dès le 1er avril 2025, les durées d’indemnisation maximales sont de :
- 22 mois et demi (685 jours), pour les personnes de 55 ou 56 ans à la fin du contrat de travail (contre 53 ou 54 ans jusqu’ici) ;
- 27 mois (822 jours), pour les personnes d’au moins 57 ans à la fin du contrat de travail (contre au moins 55 ans avant).
Pour les autres demandeurs d’emploi, la durée maximale d’indemnisation s’élève à 18 mois, comme d’habitude.
À partir du 1er avril 2025, également, les chômeurs qui reprennent un emploi peuvent rompre leur contrat sous une durée maximale de 4 mois, ou 88 jours. Cette rupture n’entraîne plus de perte du droit à l’allocation chômage.
Les évolutions réglementaires de 2024
Revalorisation du point d’indice à hauteur de 5 points
Les mesures de revalorisation salariale de la fonction publique en 2024 consistaient à attribuer 5 points d’indice à tous les traitements indiciaires, et donc à tous les agents. Cette hausse correspond à un montant d’environ 25 euros de plus par mois par personne. L’attribution de 5 points d’indice majoré pour tous les agents entraîne en outre le passage à 366 points de l’indice minimum de la fonction publique (au lieu de 361 en 2023).
Pour rappel, cette attribution et l’actualisation de l’indice minimum de traitement s’appliquent automatiquement, sauf pour les IM égaux ou supérieurs à 366. La collectivité qui applique l’attribution de 5 points d’indice aux agents au-delà des 366 points de traitement indiciaire doit signer un avenant.
Généralisation de l’instruction budgétaire et comptable M57
Le référentiel budgétaire et comptable M57 s’applique à toutes les collectivités locales et leurs établissements publics administratifs depuis le 1er janvier 2024. Ce référentiel, qui standardise et simplifie la comptabilité publique, réclame des adaptations notoires des procédures budgétaires, financières et comptables :
- Transposition des lignes budgétaires entre nomenclatures,
- Adaptation et cartographie des logiciels de gestion financière,
- Adoption d’un Règlement Budgétaire et Financier (RBF),
- Délibération sur la durée des amortissements,
- Apurement des comptes d’attentes et des comptes tiers,
- Vote des AP-AE (Autorisation d’Engagement – Autorisation de Programme) lors des budgets primitifs et supplémentaires,
- Virements de crédits entre chapitres d’une même section,
- Autorisations d’engagement de dépenses imprévues,
- Changements des règles concernant les immobilisations et leurs amortissements,
Nouvelles obligations en matière de tri des biodéchets
Depuis le 1er janvier 2024, le tri des biodéchets fait partie des obligations de tous les professionnels et particuliers.
Pour les collectivités territoriales, cette démarche nécessite la réalisation d’études préalables sur l’avancée de la démarche sur le territoire. Elle réclame aussi des expérimentations, lesquelles doivent donner lieu à des réajustements des projections initiales. En fonction de ces travaux préparatoires, les collectivités se munissent des matériels les plus adaptés. Elles peuvent mobiliser le Fonds vert pour être aidées dans leur transition écologique.
Réforme des règles de promotion interne et d’avancement de grade
Les quotas de promotion interne des agents territoriaux étaient jusqu’ici fixés selon la règle « 1 pour 3 » : 1 poste ouvert au titre de la promotion interne pour 3 recrutements intervenus l’année précédente. Ces recrutements englobaient les mutations, détachements, intégrations directes et recrutements après concours.
Depuis le 1er janvier 2024, le décret n°2023-1272 fait passer cette règle à « 1 pour 2 ». Il inclut également dans les « recrutements » la titularisation, prononcée au titre de l’article L. 352-4 du CGFP.
Le calcul des postes ouverts peut également augmenter au regard des clauses de sauvegarde. Le décret prévoit en effet de prendre en compte un effectif de de 5 % à 8 %, en incluant en plus des fonctionnaires en activité ou en détachement les agents contractuels de droit public en CDI (Contrat à Durée Indéterminée).
Revalorisation des métiers de la petite enfance et des secrétaires de mairie
Depuis décembre 2023, la loi n° 2023-1380 tente de revaloriser le métier de secrétaire de mairie. Elle comporte ainsi des dispositions transitoires :
- Jusqu’au 31 décembre 2027, les maires des communes de moins de 3500 habitants doivent nommer un agent en tant que secrétaire général de mairie (SGM) et un agent en tant que directeur général des services (DGS).
- Un plan temporaire de requalification prévoit que les secrétaires de mairie de catégorie C peuvent bénéficier d’une promotion interne en catégorie B, sans limite du nombre de postes ouverts à la promotion jusqu’à fin 2027.
Parallèlement, les professionnels de la petite enfance bénéficient toujours du « bonus attractivité » instauré le 1er janvier 2024. Ce bonus, destiné aux crèches publiques et privées financées par la Prestation de Service Unique (PSU), prévoit une revalorisation salariale moyenne de 150 € net dans le secteur privé associatif et marchand. Ce montant s’élève à 100 € net dans le secteur public. Cette mise en place relève cependant de la décision des employeurs territoriaux. Le Gouvernement couvre ces augmentations à hauteur de 66 %.
Extension du forfait mobilités durables
Depuis juin 2024, les agents de la FPE et de la FPT qui effectuent une partie des trajets domicile-lieu de travail en covoiturage, à vélo, à motocyclette ou avec une trottinette électrique profitent du forfait mobilité durable. Le montant annuel de ce dispositif dépend du nombre de jours d’utilisation de ces moyens de transport :
- 100 € pour une utilisation comprise entre 30 et 59 jours ;
- 200 € pour une utilisation comprise entre 60 et 99 jours ;
- 300 € pour une utilisation d’au moins 100 jours.
Revalorisation de l’allocation chômage
Depuis le 1er juillet 2024, les allocations chômage sont revalorisées à hauteur de 1,2% du salaire journalier de référence (SJR). Parallèlement, le conseil d’administration de l’Unédic a décidé des revalorisations suivantes :
- Allocation minimale de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) : passage de 31,59 € à 31,97 € par jour (15,78 € à 15,97 € à Mayotte)
- Partie fixe de l’ARE : passage de 12,95 € à 13,11 € par jour indemnisé
- Aide de fin de droit : 353,97 € au lieu de 349,65 €
- Allocation d’aide au retour à l’emploi formation (AREF) : 22,88 € au lieu de 22,61 € par jour (11,45 € au lieu de 11,31 € par jour à Mayotte)
- Plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité : 64,48 € au lieu de 63,72 €
Primes pour les agents mobilisés lors des Jeux Olympiques 2024
L’instruction du 11 juillet 2024 du ministère de l’Intérieur prévoit que les agents dont la présence a été requise pendant toute la durée des Jeux olympiques et/ou des Jeux Paralympiques de Paris bénéficient d’une prime de 1 600€. Cette prime s’élevait au départ à 1 000€.
Augmentation du SMIC
Depuis le 1er novembre 2024, le SMIC a été revalorisé à hauteur de 2%, soit un montant brut mensuel de 1 801,80 € pour 35 heures hebdomadaires.
Cette augmentation plaçait la rémunération brute mensuelle minimale de la fonction publique territoriale en dessous du SMIC. Les agents concernés par l’indice minimum de traitement (IM 366) ont donc profité, parallèlement, d’une indemnité différentielle de 0,06 euros mensuels bruts.
Le versement de cette indemnité est obligatoire. Il ne nécessite pas de délibération, pas d’arrêté ou d’avenant au contrat de travail.
Notre équipe est à votre disposition pour échanger sur vos enjeux.



