
En vigueur depuis 2020, le statut de docteur junior s’inscrit dans la réforme du 3e cycle des études médicales. Il correspond à la phase de consolidation du diplôme d’études spécialisées (DES).
Dernière étape avant l’exercice professionnel, le docteur junior exerce une activité médicale à autonomie supervisée, sous la responsabilité de praticiens expérimentés. Ce statut concerne les étudiants en médecine, en chirurgie orale et en pharmacie (avec une spécialisation en biologie médicale). Il vise à faciliter la transition entre la formation initiale et l’exercice autonome.
Pour mieux comprendre le statut du docteur junior, ses fonctions, ses droits et les assurances professionnelles qui encadrent son exercice, découvrez notre guide complet.
Qu’est-ce qu’un docteur junior ?
Le docteur junior est un médecin en fin de formation spécialisée, qui se situe dans la phase de consolidation du troisième cycle des études médicales. Créé dans le cadre de la réforme du 3e cycle, ce statut marque la transition entre l’internat et l’exercice professionnel.
Titulaire de sa thèse de doctorat, le docteur junior exerce une activité médicale réelle, dans un cadre d’autonomie supervisée, au sein d’un établissement de santé ou d’une structure agréée. Le statut de docteur junior s’applique aux formations suivantes :
- Médecine ;
- Odontologie, pour les inscrits en chirurgie orale ;
- Pharmacie, pour les internes avec spécialisation en biologie médicale.
Quelle est la différence entre un docteur junior et un interne en médecine ?
Le docteur junior constitue la dernière étape du parcours des études médicales. Il se distingue de celui d’interne, tant sur le plan juridique que professionnel. Tous deux dans le 3e cycle d’études médicales, ils représentent des niveaux d’avancement et des régimes d’exercices distincts.
Le 3e cycle, l’internat, est divisé en trois phases :
- « Phase socle » (interne – 1 an) : dédiée à l’acquisition des connaissances de base de la spécialité et des compétences transversales nécessaires.
- « Phase d’approfondissement » (interne – 2 à 3 ans) : permet l’acquisition approfondie des connaissances et des compétences nécessaires à l’exercice de la spécialité.
- « Phase de consolidation » (docteur junior – entre 1 ans et 2 ans) : consolide l’ensemble des connaissances et des compétences professionnelles propres à la spécialité.
Alors que l’interne est en cours de formation académique et clinique, le docteur junior a validé sa thèse de doctorat et est reconnu comme médecin diplômé. Il exerce donc avec une autonomie plus large, tout en restant placé sous la responsabilité d’un praticien sénior référent.
Bon à savoir
Le docteur junior exerce dans un cadre d’autonomie supervisée, il peut réaliser de nombreux actes médicaux relevant de sa spécialité, mais sous la responsabilité et la supervision d’un praticien sénior. Ce cadre spécifique a des implications directes en matière de responsabilité civile professionnelle médicale.
Comment devenir docteur junior ?
Pour accéder au statut de docteur junior, l’étudiant en fin de 3e cycle doit remplir un ensemble de conditions académiques et réglementaires prévues pour l’obtention du diplôme d’études spécialisées (DES).
Les conditions à remplir
Pour accéder au statut de docteur junior, l’article R6153-1-1 du Code de la Santé Publique requiert d’avoir :
- Validé les phases socles et d’approfondissement du DES et satisfait les obligations pédagogiques et cliniques prévues par la spécialité ;
- Soutenu sa thèse avec succès ;
- Obtenu son diplôme d’état de docteur.
De plus, le docteur junior doit être affecté dans une structure agréée pour la phase de consolidation. L’entrée en phase 3 n’est donc pas automatique, elle dépend à la fois du parcours de formation et de la validation institutionnelle.
Le niveau d’études requis et validation de la thèse
Le statut de docteur junior est réservé aux étudiants ayant soutenu et validé leur thèse de doctorat. Cette soutenance intervient généralement à la fin de la phase d’approfondissement ou juste avant l’entrée en phase de consolidation.
Une fois la thèse validée, l’étudiant obtient son titre de docteur et peut accéder à l’exercice d’une activité médicale avec une autonomie élargie, mais supervisée. En revanche, la thèse ne marque pas la fin de la formation, le docteur junior reste en cours de spécialisation jusqu’à la validation complète du DES.
Les spécialités concernées
Le statut de docteur junior concerne l’ensemble des formations du troisième cycle. Il concerne principalement les formations médicales, mais il s’applique également à certaines filières de chirurgie dentaire et de pharmacie. Ses modalités varient selon la spécialité :
- En médecine générale, le docteur junior vise principalement à préparer l’exercice autonome, notamment en ambulatoire dans la phase de consolidation.
- Dans les spécialités médicales et chirurgicales, l’accès dépend du niveau de maîtrise des actes propres à chaque discipline, avec des exigences renforcées pour les spécialités interventionnelles.
- En chirurgie dentaire et en pharmacie, le statut de docteur junior s’inscrit également dans une logique de professionnalisation progressive, avec des modalités d’exercice et de supervision adaptées à chaque filière.
Bon à savoir
Le statut, les droits et les obligations du docteur junior sont définis nationalement, mais les modalités concrètes d’exercice (degré d’autonomie, type d’actes autorisés, organisation de la supervision) peuvent varier d’un établissement à l’autre et d’une spécialité à l’autre.
Combien de temps dure le statut de docteur junior ?
La durée du statut de docteur junior dépend de la spécialité choisie par l’étudiant. De manière générale, elle s’étend entre 1 et 2 ans.
La durée moyenne selon les spécialités
Pour la médecine générale et la plupart des spécialités, la phase de consolidation dure 1 an. Pour ce qui est de spécialités chirurgicales, la durée de formation du docteur junior est généralement de 2 ans, afin de permettre l’acquisition progressive des compétences techniques et opératoires.
Peut-on prolonger ou écourter cette période ?
Oui, dans certaines situations, la durée du statut de docteur junior peut être adaptée. Une prolongation de la phase de consolidation peut être accordée notamment en cas de :
- Congé maternité, paternité ou parental ;
- Congé pour raison de santé ;
- Lorsque les compétences requises n’ont pas pu être validées dans le temps initialement prévu.
Dans tous les cas, ces ajustements relèvent d’une décision encadrée, prise au regard du parcours individuel du docteur junior et des règles propres à la spécialité.
Bon à savoir
La durée du statut de docteur junior est définie par les textes réglementaires et la maquette du DES, mais son application concrète dépend aussi de la spécialité, de l’établissement d’accueil et du parcours du médecin. Il est recommandé de se rapprocher du coordonnateur du DES pour anticiper toute situation particulière.
Comment devient-on docteur junior ?
L’accès au statut de docteur junior s’effectue à l’issue de l’internat, dans le cadre de la phase de consolidation du DES. Cette étape se concrétise via des procédures administratives et institutionnelles avec l’université, les établissements de santé, et les agences régionales de santé (ARS).
Les étapes après l’internat
À l’issue de la phase d’approfondissement du DES, l’interne doit accomplir plusieurs démarches pour accéder au statut de docteur junior :
- Obtenir la validation pédagogique de son parcours par le coordonnateur du DES ;
- Participer à la procédure nationale d’appariement (Big Matching) sur les postes ouverts en phase de consolidation ;
- Être affecté dans un établissement de santé agréé, le plus souvent un CHU ou un établissement partenaire.
Ces étapes conditionnent l’entrée effective en phase de consolidation et l’accès au statut de docteur junior.
L’appariement via le Big Matching
Le Big Matching correspond à la procédure nationale d’appariement entre les docteurs juniors et les postes ouverts en phase de consolidation. Concrètement, les docteurs juniors expriment leurs vœux en fonction des postes disponibles, tandis que les établissements formulent leurs propositions.
L’appariement final vise à concilier :
- Les préférences du candidat ;
- Les besoins des établissements ;
- Et les capacités d’accueil validées par les instances universitaires et les ARS.
Ce système prévoit ainsi une répartition cohérente des docteurs juniors sur l’ensemble du territoire, en tenant compte des spécialités et des besoins de santé.
La nomination du docteur junior
Après le Big Matching, le docteur junior est nommé officiellement par l’autorité compétente (ministère de la Santé ou ARS), sur proposition de l’université et de l’établissement d’accueil. La nomination précise :
- L’établissement d’affectation (souvent un CHU ou un établissement partenaire) ;
- La spécialité et le cadre d’exercice ;
- La durée de la phase de consolidation du DES.
À compter de cette nomination, le docteur junior peut exercer ses fonctions dans le cadre réglementaire prévu, avec autonomie supervisée et selon les règles spécifiques à sa spécialité et à son établissement.
Bon à savoir
La nomination du docteur junior est obligatoire, elle conditionne l’accès aux fonctions, à la rémunération et aux droits attachés au statut. Aucune activité en phase de consolidation ne peut commencer avant cette décision officielle.
Où et comment travaille un docteur junior ?
Le docteur junior exerce une activité médicale réelle, dans un cadre strictement défini par les lois en vigueur.
Où le docteur junior peut-il exercer ?
Le docteur junior exerce au sein d’une structure agréée pour la phase de consolidation du DES. Il peut notamment exercer dans :
- Un centre hospitalier universitaire (CHU) ;
- Un centre hospitalier ou un établissement public de santé ;
- Certaines structures privées ou associatives, dès lors qu’elles sont agréées pour la formation des docteurs juniors ;
- Une structure ambulatoire, en particulier en médecine générale, sous réserve des conditions prévues par la spécialité.
Le lieu d’exercice est déterminé lors de la nomination du docteur junior et figure dans l’acte officiel d’affectation.
Quelles sont les fonctions officielles ?
Selon l’article R6153-1-2 nouveau du code de la santé publique (NCSP), le docteur junior exerce des fonctions de prévention, de diagnostic et de soins. L’objectif est de le préparer à une pratique professionnelle entièrement autonome. Dans ce cadre, il étend progressivement ses actes d’intervention selon son niveau d’expertise, toujours sous la responsabilité du médecin senior.
Dans ses fonctions, le docteur junior peut :
- Assurer des consultations médicales ;
- Participer à la prise en charge diagnostique et thérapeutique des patients ;
- Réaliser des actes médicaux ou techniques relevant de sa spécialité ;
- Participer à la permanence des soins, notamment sous forme de gardes ou d’astreintes, selon les règles applicables.
L’étendue de ces fonctions varie selon la spécialité, le lieu d’exercice et le niveau de compétences validées.
La supervision obligatoire et l’autonomie effective
Le docteur junior exerce dans un cadre d’une autonomie supervisée. Il dispose d’une marge d’initiative réelle dans la réalisation des actes médicaux, tout en restant placé sous la responsabilité d’un praticien sénior référent.
La supervision implique notamment la disponibilité du praticien superviseur, un accompagnement dans la prise de décision, et une validation des actes les plus complexes ou à risque.
Bon à savoir
Même sous supervision, le docteur junior engage sa responsabilité personnelle pour les actes qu’il réalise. Il doit bénéficier d’une assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP médicale) adaptée à son niveau d’autonomie et à sa spécialité, afin d’être couvert en cas de mise en cause liée à son activité clinique.
Combien gagne un docteur junior ?
Le statut de docteur junior prévoit une rémunération qui se situe généralement entre celle des internes et celle des premiers praticiens hospitaliers.
Salaire du docteur junior en 2026
| Élément de rémunération | Montant indicatif brut 2026 | Conditions |
|---|---|---|
| Émoluments forfaitaires | Environ 2 375 €/mois | Salaire de base, versé par le CHU |
| Prime d’autonomie supervisée | 5 000 € (1ʳᵉ année) / 6 000 € (2ᵉ année) | Versée annuellement |
| Prime d’activité (médecine générale ambulatoire) | 500 € brut / semestre | Sous condition de 200 actes par mois en moyenne |
| Indemnité ZIP (médecine générale ambulatoire*) | 1 000 € / mois | Si le stage est en zone d’intervention prioritaire |
| Indemnité de transport et d’hébergement | Variable | Selon les conditions réglementaires générales (non cumulables avec l’indemnité ZIP) |
| Gardes et astreintes (le cas échéant) | Selon le barème interne | Variables selon l’établissement et la spécialité |
*Le décret n° 2025‑850 et l’arrêté du 27 août 2025 précisent la rémunération des docteurs juniors en stage ambulatoire.
Revenu de remplacement
Un docteur junior peut parfois effectuer des remplacements. Ces activités ne sont rémunérées qu’avec une autorisation et une licence de remplacement délivrée par l’Ordre des Médecins, et donnent lieu à un revenu complémentaire distinct de la rémunération de base. Le revenu de remplacement du docteur junior dépend des tarifs négociés avec le médecin remplacé et de la structure du remplacement.
Quelles sont les démarches administratives à prévoir ?
Avant de pouvoir exercer pleinement, le docteur junior doit accomplir plusieurs démarches administratives obligatoires, notamment en lien avec l’Ordre des Médecins, les autorisations de remplacement, et l’assurance professionnelle adaptée.
Inscription du docteur junior à l’Ordre des Médecins
La première démarche administrative est l’inscription au Tableau spécial des Docteurs Juniors auprès du Conseil départemental de l’Ordre des Médecins du département du centre hospitalier universitaire (CHU) où il est nommé. Cette inscription est indispensable pour valider le statut et l’exercice sous autonomie supervisée.
Elle se fait généralement dans le 3 mois suivant sa nomination. Apprenez-en plus sur les sanctions et les procédures disciplinaires de l’Ordre.
La souscription à une RCP médicale
La responsabilité civile professionnelle médicale est une assurance professionnelle indispensable pour tout médecin exerçant, y compris en tant que docteur junior lorsqu’il réalise des actes cliniques. Elle couvre le praticien en cas de mise en cause liée à son activité médicale.
Sans RCP adéquate, un médecin peut être exposé à des conséquences financières lourdes, y compris des frais de défense et des indemnisations personnelles, et même à des sanctions disciplinaires ou pénales en cas d’exercice libéral sans couverture.

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Bon à savoir
Certaines démarches administratives doivent être réalisées avant le début effectif de fonctions spécifiques (ex. : gardes seniorisées, remplacements libéraux). Anticiper les formalités auprès de l’Ordre et de votre employeur permet d’éviter des situations d’exercice non couvertes ou non autorisées.
La responsabilité des docteurs juniors
Le docteur junior exerce en tant que médecin diplômé, mais dans un cadre juridique spécifique, celui de l’autonomie supervisée. Cette position intermédiaire implique une répartition particulière des responsabilités selon les actes réalisés, le lieu d’exercice et le statut exact du praticien.
Autonomie supervisée et délégation d’actes
En phase de consolidation du DES, le docteur junior peut réaliser seul les actes relevant de sa spécialité, dès lors qu’ils sont compatibles avec son niveau de formation.
La supervision du praticien sénior est obligatoire, sans nécessiter une présence constante. Le docteur junior engage toutefois sa responsabilité personnelle pour les actes qu’il réalise en autonomie.
La responsabilité varie selon le cadre d’exercice :
- En stage hospitalier : le docteur junior agit comme agent public hospitalier. La responsabilité administrative relève de l’établissement, sauf en cas de faute personnelle détachable du service.
- En remplacement ou exercice libéral autorisé : le docteur junior engage directement sa responsabilité civile professionnelle, notamment pour les dommages causés aux patients.
Bon à savoir
La RCP doit être adaptée à votre statut, votre spécialité et vos modalités d’exercice (hospitalier, remplacement libéral, vacations, etc.).
Assurance RCP médicale : pourquoi est-elle indispensable ?
Même si l’établissement de santé couvre une partie des risques en milieu hospitalier, le docteur junior reste exposé à des mises en cause personnelles, notamment en cas de faute détachable ou d’exercice hors du cadre strict du service public.
La souscription à une assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP) permet donc de couvrir les conséquences financières d’un dommage causé à un patient, bénéficier d’un accompagnement juridique en cas de réclamation ou de contentieux. De plus, elle sécurise les périodes de remplacement ou d’activité complémentaire.
Un docteur junior peut voir sa responsabilité personnelle engagée. Une assurance RCP individuelle reste un levier essentiel de protection tout au long de la phase de consolidation.
Relyens : partenaire d’assurance des docteurs juniors
La RCP médicale proposée par Relyens est spécifiquement adaptée aux situations rencontrées par les docteurs juniors. Elle prend en compte :
- L’autonomie supervisée propre à la phase de consolidation ;
- Les risques liés aux gardes, astreintes et remplacements ;
- L’évolution rapide du statut vers un exercice pleinement autonome.
Elle offre également un accompagnement et une protection juridique spécialisés, en lien avec les exigences réglementaires du système de santé français.
Référence réglementaire
- Article R.632-20 – Code de l’éducation
- Article L.632-2 – Code de l’éducation
- Article R.632-18 – Code de l’éducation
- Article R.632-25 – Code de l’éducation
- Article R.632-26 – Code de l’éducation
- Article R.632-27 – Code de l’éducation
- Article R.632-28 – Code de l’éducation
- Articles R.632-23 et R.634-17 – Code de l’éducation
- Articles L.632-4 et R.632-24 – Code de l’éducation
- Article R.6153-1 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-2 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-1-2 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-3 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-4 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-5 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-22 – Code de la Santé Publique
- Article R.6153-24 – Code de la Santé Publique
- Article L4131-2 – Code de la Santé Publique
- Article L4131-2-1 – Code de la Santé Publique
- Article D.6153-1-25 – Code de la Santé Publique
- Articles L.4131-2 et D.4131-2 – Code de la Santé Publique
- Article D6153-1-25 – Code de la Santé Publique
- Article D6153-1-26 – Code de la Santé Publique
- Article D6153-1-27 – Code de la Santé Publique
FAQ
Docteur junior ou interne en médecine : quelle différence ?
L’interne est encore en formation académique. Le docteur junior a soutenu sa thèse, est médecin diplômé et exerce avec une autonomie plus large, sous supervision.
Quelle est la différence entre un docteur junior et un assistant ?
Le docteur junior est encore en formation (DES), tandis que l’assistant est un médecin diplômé ayant terminé sa formation initiale et exerçant comme praticien contractuel.
Combien de temps dure le statut de docteur junior ?
Le statut de docteur junior dure entre 1 et 2 ans, selon la spécialité. Un an pour la médecine générale et 2 ans pour les spécialités chirurgicales.
Comment se passe la nomination d’un docteur junior ?
La nomination d’un docteur junior intervient après la Procédure nationale d’appariement «Big Matching», par arrêté administratif, avec affectation dans un établissement de santé.
Un docteur junior peut-il opérer ?
Oui. Un docteur junior peut opérer dans le cadre de sa spécialité, à condition que les actes soient compatibles avec son niveau de formation et réalisés sous supervision d’un praticien sénior.
Les docteurs juniors peuvent-ils signer les certificats de décès ?
Oui. En tant que médecins diplômés, les docteurs juniors peuvent signer des certificats de décès dans le cadre de leur exercice.
Les docteurs juniors doivent-ils s’inscrire à l’Ordre des Médecins ?
Oui. L’inscription à l’Ordre est obligatoire pour exercer en tant que docteur junior.
Comment procéder à l’inscription à l’Ordre des Médecins ?
La demande s’effectue auprès du Conseil départemental de l’Ordre du lieu d’exercice, avec dépôt du dossier administratif requis.
Dans quel délai doit-on s’inscrire à l’Ordre des Médecins ?
L’inscription du docteur junior à l’Ordre des Médecins doit être réalisée avant toute prise de fonctions ou tout acte médical. Elle se fait généralement 3 mois après sa nomination.
Les docteurs juniors peuvent-ils faire des remplacements ?
Oui, Les docteurs juniors peuvent faire des remplacements, sous réserve d’obtenir une licence de remplacement délivrée par l’Ordre des Médecins.
Le statut du docteur junior donne-t-il accès au secteur 2 ?
Non. L’accès au secteur 2 concerne les médecins installés, sous conditions, après la fin du DES.
Quels types d’actes un docteur junior peut-il faire ?
Le docteur junior peut réaliser les actes relevant de sa spécialité, compatibles avec son niveau de formation, dans un cadre d’autonomie supervisée.
Suis-je couvert juridiquement en cas d’erreur ?
En cas d’erreur, le docteur junior est partiellement couvert. L’établissement couvre l’activité hospitalière, mais la responsabilité personnelle peut être engagée dans certains cas. Il est donc important de souscrire à une assurance responsabilité civile médicale.
Est-il obligatoire de souscrire à une RCP médicale ?
La RCP médicale est obligatoire en exercice libéral ou en remplacement. Elle est fortement recommandée, même à l’hôpital.
Quels sont les risques si je ne souscris pas à une RCP médicale ?
En cas de mise en cause personnelle, les conséquences financières et juridiques peuvent être très lourdes.
Comment fonctionne la supervision ?
Un praticien sénior reste référent et disponible. Le docteur junior agit de manière autonome, mais dans un cadre organisé et supervisé.



