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Devenir chirurgien  : études, salaires et spécialités

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Associant expertise scientifique, maîtrise technique et prise de décision rapide, la chirurgie est l’une des spécialités médicales les plus exigeantes. Découvrez les missions qui émaillent le quotidien du chirurgien, les études permettant d’accéder au métier, la rémunération et les différents modes d’exercice, à l’hôpital, en clinique ou en libéral. 

À retenir 

  • 10 à 12 ans d’études après le baccalauréat selon la spécialité chirurgicale choisie, voire davantage en cas de formation complémentaire ; 
  • Deux voies principales : le PASS ou la LAS pour accéder aux études de chirurgien ; 
  • Un internat obligatoire pour se spécialiser en chirurgie grâce à une formation pratique au sein des services hospitaliers ; 
  • Un métier qui demande rigueur, dextérité et une grande résistance au stress ; 
  • Une pratique médicale à haut risque, qu’il est indispensable de protéger en souscrivant une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP). 

 Le métier de chirurgien : rôle et missions

Le chirurgien est un médecin spécialisé qui traite les maladies, traumatismes et malformations nécessitant une intervention chirurgicale. Mais son activité ne se limite pas au bloc opératoire : avant d’intervenir, il reçoit le patient en consultation, établit ou confirme le diagnostic établi par un confrère, évalue le bénéfice/risque de l’intervention et explique au patient le déroulement de la prise en charge, afin d’obtenir son consentement éclairé. 

Pendant l’opération, il travaille en collaboration avec l’anesthésiste, les infirmiers de bloc opératoire et l’ensemble de l’équipe chirurgicale : chaque geste doit être réalisé avec précision afin de garantir la sécurité du patient et d’obtenir le meilleur résultat possible. La chirurgie mobilise des compétences techniques de haut niveau, mais aussi une forte capacité à s’adapter face à l’urgence et aux imprévus qui peuvent émailler une opération. 

Après l’intervention, le chirurgien assure le suivi médical en contrôlant la cicatrisation, surveille l’apparition d’éventuelles complications, adapte les traitements et accompagne le rétablissement du patient.  

Bon à savoir

Selon son lieu d’exercice, le chirurgien peut enrichir ces missions en participant à la recherche clinique, à l’enseignement universitaire ou à la formation des futurs médecins.

Quelles sont les études pour devenir chirurgien ? 

Le parcours qui mène au métier de chirurgien est long : 10 à 12 années d’études après le baccalauréat, auxquelles peuvent s’ajouter des formations complémentaires selon la spécialité choisie. 

La première année en PASS ou L.AS

Depuis la réforme de 2020, l’accès aux études de médecine se fait par deux voies principales : le PASS (parcours accès spécifique santé) et la LAS (licence avec option accès santé). Ces formations permettent d’acquérir les bases scientifiques nécessaires. À l’issue de la première année, les étudiants sont sélectionnés pour poursuivre leurs études en médecine. Cette étape est particulièrement exigeante et nécessite une grande capacité de travail, d’organisation et de la régularité. 

Le DFGSM (2ème et 3ème année)

Les étudiants admis poursuivent leur formation avec le Diplôme de Formation générale en sciences médicales, qui équivaut aux 2 et 3èmes années de médecine. Cette période permet d’approfondir les connaissances fondamentales en anatomie, physiologie, sémiologie, pharmacologie et sciences médicales. 

En parallèle des enseignements universitaires, les étudiants découvrent le milieu hospitalier avec leurs premiers stages. Ils observent le fonctionnement des différents services, participent à la prise en charge des patients sous supervision et développent leurs premières compétences cliniques.  

L’externat 

Il s’agit du deuxième cycle des études de médecine. Pendant trois ans, les étudiants alternent cours à l’université et stages hospitaliers, avec une présence quotidienne dans les services de soins. L’occasion de mettre en pratique leurs connaissances théoriques et de découvrir les différentes spécialités médicales. 

Au contact des soignants, les externes contribuent à la prise en charge des patients, prennent part aux consultations, aux visites et aux interventions chirurgicales. Ils développent petit à petit leur raisonnement clinique, tout en se préparant aux épreuves nationales de fin de deuxième cycle, notamment les EDN et les ECOS, qui participent avec l’évaluation du parcours à la procédure d’affectation en troisième cycle. 

L’internat en chirurgie

L’internat constitue la dernière grande étape de la formation avant l’exercice autonome. À l’issue du deuxième cycle et de la procédure nationale d’appariement, les futurs internes sont affectés dans une spécialité et une subdivision territoriale. Ils intègrent alors un DES (diplôme d’études spécialisées), dont la durée varie selon la spécialité. Les internes alternent entre différents services hospitaliers pour se forger une vision complète de leur futur métier et gagner en autonomie. 

Durant cette période, la formation repose essentiellement sur la pratique : l’interne participe aux consultations, aux réunions de concertation pluridisciplinaire, et il assure aussi la prise en charge de patients. Il intervient au bloc opératoire sous la supervision d’un chirurgien expérimenté et gagne en responsabilités. Car c’est tout l’objectif de l’internat : 

  • Maîtriser les différentes techniques opératoires propres à sa spécialité, 
  • Poser un diagnostic, 
  • Évaluer les bénéfices et risques d’une intervention, 
  • Gérer les situations d’urgence, 
  • Assurer le suivi postopératoire pour prévenir les complications, 
  • Travailler en coordination avec l’ensemble des professionnels présents au bloc. 

Cette période est aussi cruciale pour permettre au futur chirurgien de développer son savoir-être auprès des patients, apprendre à communiquer, à écouter et à informer clairement ses patients. 

Pendant cet internat, les internes peuvent être amenés à réaliser des gardes, participer aux urgences chirurgicales et intervenir de jour comme de nuit : autant de situations qui doivent leur permettre de développer leur réactivité, leur capacité d’analyse et leur résistance au stress.

A lire aussi : Interne en médecine : tout savoir sur l’internat, le statut et vos droits

Témoignage

Découvrez le témoignage du Pr Liverneaux Philippe, chirurgien de la main, qui partage les conseils qu’il aurait aimé recevoir en début de carrière et les enseignements tirés de son parcours. 

Quel est le salaire d’un interne en chirurgie ?

L’interne en chirurgie est rémunéré selon son ancienneté et bénéficie d’indemnités supplémentaires s’il réalise des gardes et des astreintes. Des majorations peuvent aussi être prévues selon les conditions d’exercice (nuit, dimanche, jour férié…) et les missions assurées. Le salaire de base dépend d’une grille commune à tous les internes en médecine et qui évolue chaque année :  

Année d’étude Brut mensuel (en euros) Net mensuel indicatif (en euros) 
1ère année (TCEM 1) 1617,20 1280 
2ème année (TCEM 2) 1790,27 1415 
3ème année (TCEM 3) Oui1870 
4ème année 2369,20 1875 
5ème année 2370,68 1875 

Montants réglementaires en vigueur en 2026 , hors gardes, astreintes, indemnités et primes éventuelles. 

Bon à savoir

Bon à savoir : Les internes de 1re et 2e année perçoivent également une indemnité mensuelle de sujétions particulières de 435,18 € brut. 

Durant la phase de consolidation de certains DES chirurgicaux, l’interne accède au statut de docteur junior. Il exerce alors en autonomie supervisée et bénéficie d’une rémunération spécifique, composée d’émoluments forfaitaires et d’une prime d’autonomie supervisée. 

Année d’étude Émoluments bruts annuels Émoluments bruts mensuels Prime d’autonomie supervisée 
Année de phase 3 28 495,49 € 2 374,62 € 5 000 € brut/an, versés mensuellement 
2e année de phase 3 28 495,49 € 2 374,62 € 6 000 € brut/an, versés mensuellement 

Source : Légifrance 

Ces montants correspondent aux émoluments de base et à la prime d’autonomie supervisée. Des indemnités supplémentaires peuvent s’ajouter, notamment au titre des gardes et astreintes. 

Bon à savoir

Dès l’internat, disposer d’une responsabilité civile professionnelle adaptée est recommandé afin de bénéficier d’une protection complémentaire en cas de mise en cause. Cette protection permet de couvrir les risques liés à votre pratique et de vous accompagner en cas de litige ou de mise en cause de votre responsabilité professionnelle. Relyens vous propose une couverture complète pour vous permettre de vous concentrer sereinement sur votre apprentissage.

 La thèse d’exercice

Au cours de son troisième cycle, le futur chirurgien doit soutenir une thèse d’exercice conduisant au diplôme d’État de docteur en médecine. Pour les spécialités dont la formation dure plus de trois ans, elle doit être soutenue avant la fin de la phase d’approfondissement. C’est une étape obligatoire pour obtenir le diplôme d’État de docteur en médecine afin d’exercer. Cette thèse porte sur un sujet médical ou scientifique choisi en accord avec une équipe universitaire ou hospitalière, et doit permettre à l’étudiant d’approfondir sa capacité à analyser la littérature scientifique, de conduire une réflexion méthodologique et de contribuer à l’évolution des connaissances médicales. 

Les différentes spécialités chirurgicales

L’étudiant choisit sa spécialité au moment de l’internat : ce choix détermine le type de pathologies prises en charge, les techniques opératoires à acquérir et ses futures conditions d’exercice. Il existe 13 spécialités de chirurgie : 

  •  Viscérale et digestive (organes abdominaux et tube digestif), 
  • Orthopédique et traumatologique (les os, articulations et membres), 
  • Thoracique et cardio-vasculaire (le cœur, les poumons et les gros vaisseaux), 
  • Vasculaire (vaisseaux sanguins hors cœur et thorax), 
  • Plastique, reconstructrice et esthétique (réparation et modification de l’enveloppe corporelle),  
  • Maxillo-faciale (visage, mâchoires et bouche), 
  • Pédiatrique (interventions adaptées aux enfants), 
  • Orale (dents, mâchoires et tissus attenants), 
  • Neurochirurgie (cerveau, moelle épinière et nerfs), 
  • Oto-rhino-laryngologie (ORL) et chirurgie cervico-faciale (oreilles, nez, gorge et cou), 
  • Ophtalmologie (yeux et annexes oculaires), 
  • Urologie (appareil urinaire et système reproducteur masculin), 
  • Gynécologie-obstétrique : appareil reproducteur féminin et accouchements). 

Bon à savoir

Certaines disciplines nécessitent un parcours de formation complémentaire, pour maîtriser des techniques spécifiques telles que la chirurgie mini-invasive ou robot-assistée.

Tableau récapitulatif

Spécialité chirurgicale Effectif 2026 Féminisation Modes d’exercice 2026 Revenu libéral moyen  annuel  Rémunération FPH 
Chirurgien en orthopédie et traumatologie 3 923 11,5 % 52,1 % libéral / 20,7 % mixte / 27,3 % salarié 171 600 € Entre 4 633,98€ 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien général 1 768 30,3 % 26,4 % libéral / 14,0 % mixte / 59,7 % salarié 137 600 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien urologique 1 745 15,0 % 45,9 % libéral / 26,2 % mixte / 27,9 % salarié 163 200 € Entre 4 633,98
€ 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien viscéral et digestive 1 552 26,5 % 32,0 % libéral / 16,6 % mixte / 51,4 % salarié 137 300 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien plasticien 1 032 33,1 % 59,5 % libéral / 24,0 % mixte / 16,5 % salarié 161 800 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien maxillo-faciale 599 37,9 % 51,1 % libéral / 26,9 % mixte / 22,0 % salarié 133 600 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Neurochirurgien 713 ––182 000 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien vasculaire 660 27,4 % 40,8 % libéral / 23,3 % mixte / 35,9 % salarié 131 900 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire 621 18,8 % 24,3 % libéral / 29,5 % mixte / 46,2 % salarié 163 800 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 
Chirurgien pédiatrique 427 52,9 % 10,5 % libéral / 21,8 % mixte / 67,7 % salarié 75 200 € Entre 4 633,98 € 
 et 9 368,05 € 

Sources : Conseil national de l’Ordre des médecins, Atlas de la démographie médicale 2026, Tome 2, situation au 1er janvier 2026 ; DREES, « Les revenus des médecins avec une activité libérale en 2021 ». 

Quelles sont les évolutions de carrières possibles ?

Une fois diplômé, le chirurgien a plusieurs choix pour faire évoluer sa carrière selon ses aspirations. Il peut approfondir son expertise clinique, ou exercer des fonctions d’encadrement en milieu hospitalier, en devenant chef de service ou responsable d’une unité spécialisée par exemple : des fonctions qui impliquent, en plus de l’activité médicale, de manager une équipe, d’organiser les soins et de participer aux décisions stratégiques qui concernent l’établissement. 

S’il souhaite transmettre son savoir, le chirurgien peut s’orienter vers l’enseignement via une carrière hospitalo-universitaire qui associe activité de soignant, enseignement auprès des étudiants en médecine et recherche clinique ou fondamentale. 

Quelle que soit l’orientation choisie, le chirurgien sera amené à se former tout au long de sa carrière afin de s’adapter aux techniques chirurgicales les plus récentes, découvrir de nouvelles approches opératoires et maîtriser les dernières technologies.

Quel est le salaire moyen d’un chirurgien ?

Le salaire moyen d’un chirurgien est difficile à définir, car il dépend de nombreux facteurs qui peuvent creuser des écarts importants d’un praticien à un autre :  

  • Son ancienneté, 
  • Sa réputation, 
  • Son mode d’exercice (libéral, salarié en hôpital ou mixte), 
  • Son lieu d’exercice. 

Pour les libéraux :  

  • Le montant de ses charges, 
  • Son volume d’activité. 

Pour les praticiens en milieu hospitalier : 

  • Les responsabilités endossées (chef de service par exemple), 
  • Les gardes et astreintes effectuées. 

La grille indiciaire du praticien hospitalier à temps plein

La grille indiciaire du praticien hospitalier indique la rémunération brute mensuelle 
d’un agent praticien hospitalier à plein temps, qu’il soit médecin, chirurgien, psychiatre, spécialiste, biologiste, pharmacien ou odontologiste, selon le grade.  

Ces montants correspondent aux émoluments de base et n’intègrent pas les différentes primes et indemnités susceptibles de s’ajouter selon la situation et l’activité du praticien, comme celles liées à la permanence des soins ou à certaines fonctions. 

Echelon DuréeSalaire Brut
12 ans 4 633,98 € 
22 ans 4 840,20 € 
32 ans 5 179,01 € 
42 ans 5 547,26 € 
52 ans 5 724,02 € 
62 ans 5 930,24 € 
72 ans 6 372,14 € 
82 ans 6 637,29 € 
94 ans 7 545,76 € 
104 ans 7 879,80 € 
114 ans 8 317,52 € 
124 ans 8 755,24 € 
134 ans 9 368,05 € 

Source : https://www.emploi-collectivites.fr/grille-indiciaire-hospitaliere-praticien-hospitalier-medecin-chirurgien-psychiatre-specialiste-biologiste-ph/6/6195.htm 

Les différents modes d’exercice

Les chirurgiens peuvent opter pour différents modes d’exercice selon leurs besoins en matière d’organisation du travail, de responsabilité, d’autonomie et d’équilibre entre activité clinique et gestion administrative. 

Praticien hospitalier

Il prend en charge des patients au sein d’un établissement public de santé et s’occupent de pathologies variées, participe à la permanence des soins, assure des consultations, réalise des interventions chirurgicales et contribue au suivi post-opératoire. Il collabore au quotidien avec une équipe pluridisciplinaire composées d’anesthésistes, d’infirmiers de bloc opératoire, d’aides-soignants, de manipulateurs radio et d’autres spécialistes.  

Ce statut offre une sécurité en termes d’activité et de revenus, mais un salaire souvent moins important qu’en libéral et moins de liberté dans la pratique et l’organisation des soins.

Installation en libéral

En clinique privée ou au sein de sa propre structure, le chirurgien libéral bénéficie d’une grande autonomie pour organiser son activité, choisir ses conditions d’exercices et organiser son planning opératoire. Il développe sa propre patientèle et travaille en collaboration avec son équipe : assistants médicaux ou instrumentistes, secrétaire, comptable… Il peut aussi tisser un réseau de partenariat avec d’autres soignants (médecins généralistes, kinésithérapeutes, radiologues…) afin de développer sa patientèle tout en optimisant le parcours de soin.

Les statuts juridiques pour devenir chirurgien libéral

Forme CaractéristiquesPour qui ?
EI (Entreprise Individuelle) Simple mais responsabilité illimitée Premier pas, activité réduite 
SEL (SELARL / SELAS) Structures permettant l’exercice en société avec régime fiscal et social spécifique Activité importante ou en groupe 
SCP (Société Civile Professionnelle) Société à taille humaine où tout est mutualisé (dettes, honoraires, décisions) Activité en petit groupe ou en famille 
SCM (Société Civile de Moyens) Mise en commun des moyens (secrétariat, locaux) sans partage d’honoraires. Cabinet partagé 
SISA (Société interprofessionnelle de soins ambulatoires) Exercice coordonné entre professionnels de santé, mise en commun de moyens et exercice en commun de certaines activités, notamment de coordination, de coopération ou d’éducation thérapeutique Projet pluriprofessionnel, notamment dans le cadre d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) 

A lire aussi : S’installer en médecin libéral : toutes les clés pour réussir 

Exercice mixte

Le mode d’exercice mixte permet au chirurgien de partager son activité entre un établissement hospitalier public et une clinique privée ou son cabinet. Son principal atout : bénéficier de la richesse des missions à l’hôpital tout en développant son activité libérale, susceptible d’offrir des revenus plus élevés et davantage de souplesse d’organisation. 

Bon à savoir

Pour le chirurgien exerçant à titre libéral, la souscription d’une  assurance Responsabilité civile professionnelle (RCP) est obligatoire pour protéger le praticien en cas de mise en cause après un acte de soin, de prévention ou de diagnostic.

Quelles sont les qualités et compétences requises pour réussir dans cette spécialité ?

La chirurgie est une discipline qui exige bien plus que des compétences techniques. Tout au long de sa carrière, le chirurgien doit faire preuve d’une rigueur, d’une capacité d’analyse et d’une précision à toute épreuve, pour chacun de ses actes. 

La maîtrise des techniques opératoires va de pair avec certaines qualités humaines. Le chirurgien doit être capable d’instaurer une relation de confiance avec ses patients, d’expliquer clairement les bénéfices et les risques d’une intervention et de travailler en collaboration étroite avec l’ensemble de l’équipe soignante. 

La résistance au stress est aussi une qualité indispensable pour devenir chirurgien : certaines interventions se déroulent dans un contexte d’urgence où chaque décision doit être prise rapidement, dans l’intérêt du patient et de sa santé. 

Les 5 compétences clés à cultiver au quotidien au bloc opératoire

  1. Communication ciblée : transmettre une information de façon claire, au bon moment, à la bonne personne; 
  2. Ecoute active : capter une alerte faible, un changement de ton, un doute qu’on n’ose pas verbaliser;
  3. Gestion de soi sous tension : garder son calme et sa lucidité quand la situation dérape; 
  4. Oser dire les choses sans écraser l’autre; 
  5. Coordination dynamique : savoir qui fait quoi, même quand les plans changent. 

Ces compétences ne sont pas innées, elles se travaillent.

Les défis et contraintes du métier de chirurgien

La chirurgie est une spécialité très exigeante, sur le plan technique comme sur le plan humain. Chaque intervention nécessite une préparation rigoureuse, une concentration sans faille et une capacité à raisonner rapidement, parfois dans l’urgence. Les chirurgiens évoluent dans un environnement stressant, où chaque geste peut avoir des conséquences directes sur la santé de son patient. 

Les horaires font aussi partie des contraintes inhérentes au métier de chirurgien en milieu hospitalier. Gardes, astreintes, opérations en urgence, la nuit comme les week-ends ou les jours fériés. Une amplitude qui demande une bonne endurance physique et mentale, et une capacité à maintenir un haut niveau de vigilance malgré la fatigue. 

Être chirurgien, c’est aussi remettre ses compétences en question en permanence. Les connaissances scientifiques, les techniques opératoires, les innovations technologiques évoluent rapidement, et nécessite de se former en continu.

Du fait de sa haute technicité, la chirurgie figure parmi les spécialités particulièrement exposées au risque de mise en cause. Évoluant sur des plateaux techniques lourds, le chirurgien fait partie des professionnels de santé les plus exposés au risque de mise en cause à la suite d’une complication postopératoire, une erreur de diagnostic, un défaut d’information, un incident technique ou un défaut de prise en charge. 

Aléa thérapeutique, infection nosocomiale, défaut d’information préopératoire : la responsabilité civile professionnelle est là pour protéger le praticien face aux conséquences d’une mise en cause de sa responsabilité dans les conditions prévues par son contrat. 

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